jeudi 23 mai 2013
Les sorties de la semaine dernière
Comme prévu, mardi de la semaine dernière les logiciels de Mozilla en version finale ont inauguré ce train de mises à jour selon le cycle de développement rapide. À tout seigneur… Mozilla Firefox 21 est d'abord sorti. Ce sont plutôt deux versions majeures du navigateur open source de la fondation Mozilla qui sont sorties, une pour ordinateurs de bureau et une aussi pour Android. Mozilla a insisté sur l’inclusion, par l’intermédiaire de l’API sociale (dans laquelle Mozilla place de grands espoirs), de nouveaux services sociaux dans Firefox : Cliqz, Mixi (Mixi pour Firefox est uniquement disponible pour les utilisateurs au Japon) et msnNOW.
Firefox 21 met à jour la fonctionnalité « Ne pas me pister » (Do Not Track) qui connaît à présent trois états avec autant de possibilités de choix dans le options de Firefox. La nouveauté de cette version 21 est le bilan de santé de Firefox (FHR). Pour présenter cette fonctionnalité très prometteuse, il faut plus que les quelques mots de résumé de cet article récapitulatif. Firefox 21 intègre le chargeur de SDK et des bibliothèques d’API des modules complémentaires dans Firefox qui promettent des modules plus petits et qui restent compatibles avec Firefox plus longtemps. Les développeurs apprécieront aussi le profilage à distance.
Firefox 21 pour Android intègre les nouvelles polices de caractères open source classiques Charis et Open Sans et améliore grandement la prise en charge du HTML5.
Mardi, peu après Firefox 21, Mozilla a sorti une mise à jour de stabilité et de sécurité 17.0.6 de Thunderbird qui supporte désormais la version 1.1 de l’API Twitter.
Deux jours plus tard, Firefox 22 est entré dans le canal bêta. La fonctionnalité qui a beaucoup fait parler d’elle dans la presse spécialisée, à savoir l’acceptation par défaut des seuls cookies tiers des sites déjà visités, y est présente mais désactivée par défaut.
Cette version bêta inclut des capacités de WebRTC pour permettre aux développeurs d’intégrer facilement des communications en temps réel, y compris les appels voix et vidéo et le partage de fichiers, à travers le Web. Firefox bêta inclut OdinMonkey, un module d’optimisation asm.js pour le moteur JavaScript de Firefox, qui permet aux développeurs de fournir des performances de jeu qui rivalisent avec les vitesses natives sans avoir besoin de plugins. Pour les utilisateurs de Windows, Firefox bêta inclut le support du HiDPI et les utilisateurs sous Mac OS X, pourront apprécier la progression du téléchargement dans l’icône d’application du Dock. La vitesse de lecture audio/vidéo en HTML5 peut désormais être modifiée et dorénavant les documents en texte brut sont affichés dans Firefox avec retour à la ligne automatique. Les outils pour développeurs comprennent un inspecteur de polices, en plus de nombreuses nouvelles fonctionnalités conçues pour eux.
Et, comme vous devez vous y attendre, Firefox 23 a ensuite glissé dans le canal Aurora le 17. Dans cette version, le contenu mixte sera bloqué sur les pages HTTPS pour contrarier les attaques de l’homme du milieu (man-in-the-middle) et les oreilles indiscrètes. Firefox 23 Aurora retire aussi complètement l’élément <blink> et abandonne l’effet de clignotement de text-decoration: blink;. Pour Mac OS X 10.7 et postérieurs, Firefox 23 Aurora ajoute les animations pour la navigation par glissements, le support du rebond quand l’utilisateur atteint le haut ou le bas des documents et le support du nouveau style de barres de défilement. Pour tous, les cases à cocher « Charger les images automatiquement », « Activer JavaScript » et « Toujours afficher la barre des onglets » dans les options ont été supprimées. Un grand nombre d'améliorations et de nouveaux outils (moniteur de réseau, éditeur de styles à distance, le panneau d’options, etc.) ont été apportés aux outils pour développeurs.
Firefox 23 Aurora pour Android arrive avec des améliorations du mode lecture, un nouveau paramètre qui permet aux utilisateurs d’afficher les URL dans la barre de titre en lieu et place des titres des pages, la fonctionnalité « Aller à l’onglet » et une interface pour spécifier un moteur de recherche par défaut.
Testeurs de Firefox connaissiez-vous « Jamun » ? Non ? Tant pis. C'était le nom de la branche spéciale depuis coupée où les testeurs pouvaient essayer les nouvelles fonctionnalités d'Australis, le projet de refonte de l'interface. Vous pouvez désormais jouer avec les nouvelles fonctionnalités, dont le nouveau menu de personnalisation et les onglets arrondis, dans une version nocturne (Nightly) nommée UX.
Le 14 mai, jour de sortie pour Mozilla, est aussi sortie BlueGriffon 1.7, l'éditeur WYSIWYG de pages Web évoluées de Daniel Glazman. L’installeur de BlueGriffon est désormais « propre ». Cette version 1.7 ne contient pas de grandes nouveautés mais beaucoup de corrections appréciables.
Enfin, un autre logiciel libre basé sur Gecko, le monteur de rendu de Mozilla, est sorti le 20 mai. Il s'agit d'Instantbird 1.4, messager instantané multiprotocole, basé sur libpurple 2.10.7 et Mozilla 20.0.1 qui contient une mise à jour pour Twitter API version 1.1 (la version 1.0 sera désactivée le 11 juin prochain).
Si vous êtes observateur, vous aurez sans aucun doute remarqué qu'il manque un logiciel basé sur Gecko 21, le moteur d'affichage de Firefox 21 sorti mardi 14 comme nous l'avons vu. En effet, le projet SeaMonkey suit le rythme de développement rapide de Firefox et sort une nouvelle version finale à chaque version majeure du navigateur de Mozilla. Pourtant, SeaMonkey 2.18 n'est toujours pas sorti. Justin Wood (Callek), membre du SeaMonkey Council qui pilote le projet, explique :
Nous avons eu une erreur matérielle dans les systèmes qui nous permettent de générer de manière fiable la version. Sans ces systèmes, tout ce que nous créons serait de qualité/stabilité inconnue. Afin de répondre à nos propres exigences de qualité et de stabilité nous ne publions pas SeaMonkey 2.18.
Bien qu'il y ait une chance que nous pussions récupérer ces systèmes à temps pour réaliser une version intermédiaire (disons quelque chose correspondant à un éventuel Gecko 21.0.1). Nous ne pouvons actuellement ni promettre ni la préparer.
Nous travaillons activement sur la réparation du système et de ses données, une fois ce sera fait, nous irons de l'avant avec une nouvelle version bêta basée sur le train de SeaMonkey 2.19 et nous comptons publier SeaMonkey 2.19 dans les délais pour le 25 juin.
C'est en effet le mardi 25 juin prochain que démarrera le prochain train de sorties avec en vedette Firefox 22.
jeudi 9 mai 2013
L'état des troupes dans la guerre des navigateurs : quel intérêt ?
Depuis trois jours, nous avons interrogé nos followers sur les fils Identi.ca et Twitter de MozillaZine-fr.org sur l'opportunité d'y relayer dorénavant l'actualité des parts de marché des navigateurs Web. Bien que de nombreux articles paraissent chaque mois (avec des nouvelles du taux d'utilisation de Firefox de Mozilla) sur les PDM des différents navigateurs disponibles pour surfer sur le Web, nous n'avions l'habitude ni de les retweeter ni d'en faire régulièrement des comptes-rendus sur le site.
Aussi bien pour l'appel initial que pour la piqûre de rappel, les réponses ont été très peu nombreuses. Nous tenterons ici en développant un peu le propos de réveiller votre intérêt pour la question.
« La guerre des navigateurs » ou Browser wars en anglais – certains nous voient même partis dans une seconde guerre des navigateurs – fait rage et attire les regards. De grosses compagnies mondiales (et surtout américaines) – Microsoft, Google, Apple – se battent avec d'énormes moyens marketing pour la domination du point de vue des parts du marché.
Et, au milieu de ces mastodontes en termes de capitalisation boursière, se distingue une fondation sans but lucratif et sans actionnaire, éditrice de logiciels dont le plus connus et le plus employé est Mozilla Firefox, son navigateur Web pour ordinateurs de bureau. Mozilla n'a jamais caché (voir ainsi Tristan Nitot, évangéliste principal chez Mozilla) l'importance pour elle d'avoir un bon taux d'utilisation, suffisant pour pouvoir peser et ainsi respecter la mission qu'elle s'est donnée. Il n'en ira pas différemment avec Firefox OS, le système d'exploitation mobile de Mozilla à venir.
Même sans avoir encore à s'inquiéter des PDM de Firefox OS, les articles sur les PDM des navigateurs, parfois couplés avec les PDM des systèmes d’exploitation, sont très nombreux. Nous avons toujours considéré qu'il serait lassant pour nos suiveurs et lecteurs d'être inondés de comptes-rendus et RT de ces articles. Devons-nous et dans quelle mesure reconsidérer notre décision ?
La guerre des navigateurs passionne, parfois au-delà de la raison, et attire les trolls les plus velus. Bien que nous n'ayons pas ce genre d'importuns dans nos lecteurs ou nos followers, l'intérêt des sites d'actu pour ce sujet n'est sans doute pas étranger à la passion qu'il soulève.
Les sites d'actu informatique ont d'autant plus d'occasions de titrer sur la guerre des navigateurs que les sources sont nombreuses. Chaque mois sont publiées les statistiques de sociétés d'analyse du trafic des sites Web. Les plus connues sont Net Applications et StatCounter qui mettent à disposition des statistiques en temps réel. Vous découvrirez en fin d'article une liste plus importante des sources de statistiques sur les PDM des navigateurs qui proviennent aussi de sociétés spécialisées dans les serveurs de cache pour les entreprises comme Akamai ou de sites plus ou moins spécialisés qui publient leurs chiffres comme w3schools ou le Français L'Internaute sur le Journal du Net. Le Français AT Internet, leader européen du secteur de l'audience de sites Web (XiTi), publie en français des rapports plus ou moins réguliers.
Cependant, les sources divergent énormément. D'un institut à l'autre, d'un site à l'autre, les résultats sont contradictoires. La mesure de l'usage des navigateurs se heurte à des contingences techniques qui conduisent à une surestimation ou à une sous-estimation du nombre de requêtes faites par chaque navigateur (voir le chapitre Accuracy de l'article anglophone de Wikipédia malheureusement pas repris dans son équivalent en français). Ces divergences rendent les conclusions définitives difficiles. En plus de commenter la composition de la base d'utilisateurs de chaque service ou de chaque site qui publie ses résultats, il serait nécessaire d'en donner plusieurs pour se faire une idée de l'état réel du marché pour un pays donné, un continent et même, si c'est possible, au niveau mondial.
Donc, étant donné ces considérations, vous en voulez ou pas ?
Voir l'article complet pour la liste des sources et des références en matière de mesure des PDM des navigateurs. Article également publié sur BlogZiNet.
vendredi 3 mai 2013
Sortie du simulateur Firefox OS 3.0
Nous avons beaucoup parlé des téléphones mobiles Geeksphone sous Firefox OS destinés aux développeurs, mais il existe un moyen plus simple et moins cher de développer des applications pour Firefox OS : le simulateur qui vient d'être publié en version 3.0 finalisée.
Il s'agit d'une simple extension de Firefox à installer sur votre PC ou votre Mac, et qui reproduit le comportement d'un téléphone Firefox OS sur votre ordinateur, à la manière du SDK pour Android par exemple, mais beaucoup plus simple à installer (merci Mozilla !). Alors pourquoi ne pas l'essayer ? N'hésitez pas à « jouer » avec ! Il repose principalement sur des langages que vous connaissez sans doute déjà : HTML, Javascript. Pas besoin de vous initier à Java ou à un autre langage. Ensuite, vous pourrez publier votre application depuis votre propre site web, sans devoir payer pour figurer dans un magasin d'applications. Cela peut sembler fou, mais c'est pourtant si simple : par exemple, vous avez bien le droit de télécharger LibreOffice depuis le site de la Document Foundation, alors pourquoi ne pas télécharger des applications pour votre mobile ? Du moment que vous faites confiance au site qui le propose, bien entendu, mais là on fait appel à votre bon sens. Enfin, si vous préférez, vous pouvez aussi soumettre votre application au Firefox MarketPlace très simplement et sans droit d'entrée, alors pourquoi se priver ?
samedi 20 avril 2013
SeaMonkey 2.18 bêta 2 est sorti
Il n'est pas dans notre habitude de rédiger un nouvel article à chaque annonce d'une nouvelle version bêta de SeaMonkey suivant la première bêta et l'annonce des nouveautés à tester et qui devraient figurer dans la version majeure finale suivante. Mais la sortie de SeaMonkey 2.18 bêta 2 coïncide avec la publication par le projet SeaMonkey de détails sur les changements majeurs à attendre et surtout le support (expérimental pour l'instant) de la navigation privée dans les notes de diffusion de SeaMonkey 2.18. Ces notes nous apprennent aussi que parmi les correctifs de la bêta 2 figurent un correctif déjà présent dans la dernière mise à jour mineure de la version majeure précédente : le click-to-play (cliquer pour activer les plugins) de SeaMonkey ne respectait plus les permissions site par site.
Ainsi, les changements majeurs à tester sont documentés :
- Le support basique de la navigation privée a été ajouté (expérimental pour l'instant) :
- Les fenêtres privées n'affichent jamais d'invite même si des fenêtres normales sont ouvertes (bug 846 762).
- Ajout d'une page « about:privatebrowsing » (bug 837 493).
- Ajout d'une option de ligne de commande «
-private» (bug 837 496).- Ajout d'un item de menu « Fichier/Nouveau/Fenêtre de navigation privée » (bug 837 510).
- Ajout d'un item de menu contextuel « Ouvrir le lien dans une fenêtre de navigation privée » (bug 841 230).
- Ouvrir un site dispose désormais d'une option « Nouvelle fenêtre de navigation privée » (bug 841 616).
- Ajout du support basique de la navigation privée (bug 837 492).
- Ajout du support de la navigation sécurisée qui bloque potentiellement les sites Web malicieux signalés comme des sites d’attaque (malware) ou des contrefaçons Web (phishing) (bug 477 718).
- Les informations telles que le texte d'aperçu, le sujet et l'expéditeur peuvent désormais être affichées dans les notifications de nouvel email (bug 404 580).
SeaMonkey 2.18 bêta 2 est disponible en 26 langues dont toujours le français, gratuitement et librement pour Windows, Mac OS X et Linux.
vendredi 19 avril 2013
Achèterez-vous un smartphone Firefox OS ?
Vous l'avez sans doute vu sur notre fil Twitter : les premiers téléphones mobiles sous Firefox OS seront bientôt disponibles (la semaine prochaine si tout va bien) chez la société espagnole Geeksphone.
Bien entendu, ces téléphones sont destinés avant tout aux développeurs d'application sous Firefox OS afin qu'ils testent leurs applications dans des conditions réelles (et non dans le simulateur). Mais on se doute bien que des fans de Firefox et autres amoureux de gadgets technologiques (autrement dit, des geeks) seront tentés de se procurer ces téléphones proposés à un prix très raisonnable, au risque « d'essuyer les plâtres eléctroniques ». Et vous, êtes-vous tenté ? Et si oui, pour quelle raison ? Le développement d'application pour Firefox OS ? Le prix ? La nouveauté ? (La couleur orange ?)
lundi 15 avril 2013
France Info parle du Web ouvert
Aujourd'hui sur France Info, vous avez pu entendre un reportage de Jérôme Colombain se terminer par cette phrase qui met du baume au cœur des supporters de Firefox OS et de Mozilla :
Finalement, cette affaire (l'affaire AppGratis) ne montre-t-elle pas les limites des sacro-saintes applications mobiles qui ne seraient peut-être pas une si bonne idée ? A côté cela, il reste toujours le Web, ouvert et n'appartenant à personne.
Le reportage complet est en écoute sous le titre « Ah, si Apple était français… » qui n'annonçait pas forcément a priori une telle conclusion. Mais oui, trois fois oui, le Web ouvert, défendu par Mozilla et OpenWeb, pour ne citer qu'eux, semble de plus en plus comme une alternative crédible à ces applications et à leurs marchés plus ou moins fermés. Merci à M. Jérôme Colombain pour l'avoir rappelé sur les ondes de France Info.
dimanche 14 avril 2013
SeaMonkey 2.17.1 est sorti
Le projet SeaMonkey sort SeaMonkey 2.17.1 pour corriger les problèmes de stabilité qui ont justifié la sortie de Mozilla Firefox 20.0.1 – problèmes autour de la manipulation des chemins UNC sur Windows et problème de SPNEGO / MS KRB5 qui a arrêté de fonctionner et NTLM SSP qui était essayé à la place – et un problème spécifique à SeaMonkey : le click-to-play (cliquer pour activer les plugins) ne respectait plus les permissions site par site.
SeaMonkey 2.17.1 est disponible en 26 langues dont le français, gratuitement et librement pour Windows, Mac OS X et Linux.
Si vous disposez déjà de SeaMonkey, vous devriez recevoir une notification de mise à jour automatique dans les 24 à 48 heures. Vous pouvez aussi l'obtenir manuellement en choisissant « Rechercher des mises à jour… » dans le menu « ? ».
dimanche 7 avril 2013
SeaMonkey 2.18 bêta 1 est sorti
Bâti sur la même plateforme que Firefox 21, SeaMonkey 2.18 contiendra, selon ses notes de diffusion, les nouveautés suivantes par rapport à SeaMonkey 2.17 :
Changements spécifiques à SeaMonkey
- Le support de la navigation privée a été ajouté (expérimental pour l'instant).
- Ajout du support de la navigation sécurisée qui bloque potentiellement les sites Web malicieux signalés comme des sites d'attaque (malware) ou des contrefaçons Web (phishing).
- Informations telles que le texte d'aperçu, le sujet et l'expéditeur peuvent désormais être affichées dans les notifications de nouvel email.
- Voir la page des changements pour les changements mineurs.
Changements de la plateforme Mozilla
- Sélection CSS
-moz-user-select:nonemodifiée pour améliorer la compatibilité avec-webkit-user-select:none(bogue 816 298).- Application d'améliorations des performances graphiques (bogue 809 821).
- Suppression du support d'E4X de SpiderMonkey.
- Ajout du support de l'élément <main>.
- Implémentation des feuilles de style scoped.
- Certaines touches de fonction ne fonctionnent pas lorsqu’elles sont enfoncées (bogue 833 719).
- Correction de plusieurs problèmes de stabilité.
La page des nouveautés dans SeaMonkey 2.18 des notes de diffusion mentionne d'autres corrections de bogues intéressantes propres à SeaMonkey. Pour davantage de renseignements sur les bogues corrigés et les nouveautés de ce train de sorties, voir les notes de diffusion de Firefox 21 bêta.
SeaMonkey 2.18 bêta 1 est disponible en 26 langues dont toujours le français, gratuitement et librement pour Windows, Mac OS X et Linux.
SeaMonkey 2.17 est sorti
Basé sur le même moteur de rendu de Mozilla, Gecko 20, que Firefox 20.0, SeaMonkey 2.17 est disponible en 26 langues dont le français pour Windows, Mac OS X et Linux. Cette nouvelle version majeure (style développement rapide) comprend, pour la première fois, les nouveautés majeures suivantes :
- Améliorations continues des performances autour de tâches courantes du navigateur (chargements des pages, téléchargements, fermeture, etc.).
- Implémentation continue du brouillon d'ECMAScript 6 (clear() et Math.imul).
<canvas>supporte désormais les modes blend.- Diverses améliorations de
<audio>et<video>ont été implémentées.- Le bouton Détails sur le rapporteur de plantages a été corrigé.
- Correction de plusieurs problèmes de stabilité.
Notre article sur la version bêta de ce SeaMonkey a des liens pour ces nouveautés.
SeaMonkey 2.17 corrige également neuf failles de sécurité dont trois critiques.
La page des nouveautés dans SeaMonkey 2.17 des notes de diffusion mentionne d'autres corrections de bogues pendant la phase de développement et de tests de ce SeaMonkey. Pour davantage de renseignements sur les bogues corrigés et les nouveautés de ce train de sorties, voir les notes de diffusion de Firefox 20.0.
Si vous disposez déjà de SeaMonkey, vous avez dû recevoir une notification de mise à jour automatique dans les 24 à 48 heures. Vous pouvez aussi l'obtenir manuellement en choisissant « Rechercher des mises à jour… » dans le menu « ? ».
vendredi 5 avril 2013
Une semaine chargée : 15 ans, Firefox 20, Servo et Blink !
Quelle semaine ! Comme vous avez pu le voir sur notre fil Twitter, les annonces se sont bousculées pour commémorer les 15 ans de la libération du code source de Mozilla, réagir à la sortie de Firefox 20 (avec un beau succès dans la presse pour le nouveau gestionnaire de téléchargements, la navigation privée et la gestion des plugins bloqués) et enfin signaler que Mozilla ne se focalise pas sur Gecko puisque le chantier du futur moteur de navigateur Servo sera désormais mené en partenariat avec Samsung.
Mozilla n'a pas été seule à faire parler d'elle cette semaine, puisque l'autre annonce qui a fait grand bruit concerne WebKit, ou plutôt un fork de WebKit par Google, nommé Blink. Alors qu'on s'inquiétait de voir émerger une « mono-culture » WebKit sur le web, voilà le paysage futur des navigateurs complètement redessiné avec Mozilla qui conserve Gecko mais pourrait passer un jour à Servo, Google qui passe sur Blink, Opera qui suit Google sur Blink après avoir abandonné Presto pour WebKit, et Microsoft qui conserve Trident mais indiquera « like Gecko » dans la signature (User-Agent) d'Explorer 11 !
On se retrouve bien loin de la morosité de la prédiction faite par Dave Winer il y a 2 ans, qui annonçait que « les navigateurs sont terminés, il n'y a plus rien à ajouter ». Nous sommes en 2013, et la course à l'innovation est repartie de plus belle. On se croirait presque revenu il y a 15 ans !
dimanche 31 mars 2013
Il y a 15 ans, Netscape libérait le code source de Mozilla
Il y a 15 ans exactement, le 31 mars 1998, Netscape libérait le code source de Mozilla. Rappelons-nous ce que cela a provoqué à l'époque : des espoirs énormes pour certains (dont nous faisons partie), mais aussi des ricanements chez d'autres qui ne voyaient là qu'une tentative vouée à l'échec. Ce qui aurait pu passer pour un geste désespéré s'est avéré être une formidable incitation à l'ouverture pour de très nombreuses entreprises informatiques.
15 ans après, la réussite de Firefox est indéniable : c'est un logiciel aimé, parfois encore critiqué, mais qui ne laisse pas indifférent. L'autre réussite est d'avoir fait bouger les lignes et ouvert non seulement le code mais aussi les esprits. Pour les nostalgiques ou les curieux, le documentaire intitulé « Code Rush » permet de revivre ces moments historiques. Merci à @dascritch pour le rappel.
vendredi 29 mars 2013
Le moteur de jeu Unreal Engine 3 porté sur Firefox
La nouvelle est en train de faire le tour du web : Mozilla et Epic, éditeur de jeu bien connu, ont porté le moteur du jeu Unreal dans Firefox. Il faut avoir une version compilée très récente de Firefox (une nightly), avec le module OdinMonkey qui accélère le fonctionnement de Javascript, mais la version définitive devrait être livrée en juin.
On pourra peut-être bientôt dire que le Web est la plateforme de jeu universelle. En tout cas, cette nouvelle fait réagir bien au-delà du monde des « gamers ».
Qu'en pensez-vous ? Pour vous, est-ce uniquement un symbole, un « buzz » comme on dit de nos jours ? Ou bien est-ce un signe plus profond que Mozilla est revenu au devant de la scène, en leader de l'innovation ?

